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On voulait être connecté au monde, et on a fini déconnectés de nous-mêmes.
Mais découvre comment tout peut encore changer.
L’illusion du choix : sommes nous vraiment maîtres de notre attention ?
Alors que le temps d’écran des 13-19 ans s’élevait en moyenne à 4h20 par semaine en 2011, il a atteint 6h40 en 2024 , soit une hausse de 54% en 13 ans.
Ainsi, chaque minute que l’on passe sur nos écrans nous éloigne un peu plus d’interactions réelles avec d’autres individus. Chaque seconde absorbée par quelques futilités laisse quelques secondes de moins pour toute forme de réflexion.

Le téléphone n’est aujourd’hui plus un outil à proprement parlé, mais devient une arme massive d’addiction comportementale. Alors qu’auparavant, le but premier du téléphone était de téléphoner, l’appareil tel qu’on le connaît aujourd’hui adopte une approche complètement différente avec un usage majoritairement basé sur les réseaux sociaux et les messageries instantanées. Initialement conçus pour rapprocher les individus, les réseaux sociaux se sont en fait transformés en plateformes incontournables. En France, en 2024, c’est 78,22% de la population, soit 50,7 millions de personnes qui sont actives sur ces plateformes. Facebook restant le numéro 1 avec 72,3% des internautes français âgés de 16 à 64 ans.
Toutefois, cette omniprésence numérique pèse lourd sur notre santé mentale : trouble du sommeil, stress… Cette exposition prolongée aux écrans provoque de lourds problèmes sur les jeunes, mais également les plus vieux.
Et dans le monde du travail ?
Dans le monde du travail aussi l’outil numérique a complètement révolutionné et modifié notre façon de travailler. Toutefois, bien que ce dernier permette aux entreprises et aux salariés d’échanger plus facilement et rapidement, laissant ainsi place à plus de productivité, les différents moyens digitaux modernes peuvent bouleverser le cadre classique d’activité et ainsi modifier la manière de travailler comme l’explique l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail). Accéléré par la crise du Covid, l’émergence du télétravail remodèle la façon de gérer notre temps de travail et redessine les frontières entre vie professionnelle et personnelle.

Le droit à la déconnexion en France : une réponse légale
Face à ces enjeux, la France a mis en place en 2017 le droit à la déconnexion, inscrit dans le code du travail. De ce fait, cette loi vise à permettre aux salariés de ne pas être connectés aux outils numériques professionnels en dehors de leurs horaires de travail, afin de garantir un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Disponibilité ne veut pas dire servitude
Afin de former une barrière stricte entre vie professionnelle et personnelle, voici quelques mesures à adopter :
- Désactiver les notifications professionnelles après une certaine heure ou lors de jours de congés (mise en place des modes de concentration sur les appareils Apple)
- Se sensibiliser à l’importance de la déconnexion
- Comprendre que ne pas répondre durant un jour férié ne fait pas de vous un mauvais salarié
Alors vivre sans écran : mission impossible ?
Avant de réussir à se déconnecter, il faut avant tout comprendre pourquoi nos smartphones nous rendent-ils addict ?
La dopamine est la clé de notre dépendance aux smartphones. Cette petite molécule sécrétée par plusieurs de nos neurones permet la communication au sein de notre système nerveux et influe ainsi sur notre comportement. Le cerveau recherche continuellement de la dopamine car il associe le plaisir, à notre survie.
Un simple like est assez puissant pour libérer une dose de dopamine.
Alors l’un des premiers réflexes à adopter est de désactiver le plus de notifications possible. Ces alertes incessantes, souvent sans grande importance sont autant de déclencheurs qui poussent notre cerveau à stopper la tâche que l’on réalise, pour jeter un oeil à notre téléphone. En éliminant ces distractions, on commence à reprendre le contrôle.
Il est également important d’admettre que ce n’est pas toujours le temps que l’on passe devant un écran qui nous nuit, mais l’usage que l’on en fait. Ne serait-ce pas une meilleure idée de troquer quelques heures sur les réseaux sociaux pour de la lecture, une vidéo de yoga, voir même un rendez-vous avec des amis ?
Le reste est entre vos mains
Vivre sans écrans ce n’est pas renoncer à la technologie, mais plutôt l’utiliser de façon plus consciente. C’est cette prise de conscience qui permet, à terme, de se libérer de l’emprise des smartphones. Alors peut-être qu’une vie avec moins d’écrans, plus de temps pour soi et pour les autres n’est pas impossible.
Pour aller plus loin…
Réalisé par Lisa ABDELLI et Valentin CREMET

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